méditation de déprogrammation

Contrairement aux méditations numérotées, ces textes ne suivent pas une évolution, ils sont à piocher comme autant de miroirs de soi dès qu’un défi surgit dans votre vie.

J’appelle l’amour.

J’appelle l’amour de mon moi.

J’appelle l’amour de mon soi.

J’appelle l’amour de mon être.

J’appelle l’amour de mon âme.

J’appelle l’amour de mon un.

 

 

J’étais né dans un nouvel espace.

Les lumières étaient si fortes que je suis resté aveugle.

Dans le noir, sans lumière, j’ai reçu des masses.

J’ai reçu des informations.

J’ai reçu de l’ADN.

J’ai reçu des circuits, des électrons, des prises.

J’ai reçu tout un système nerveux interconnecté qui n’était pas le mien.

Ce système est devenu ma calculette et mon programme.

Egaré, seul, aveugle, j’ai fais un avec lui.

Je me suis incarné.

J’ai pris l’apparence d’un corps.

 

 

 

1. Mon âme

 

Mon âme, je t’aime.

Je t’aime.

Je pourrais répéter ces mots des milliards de fois tant je t’aime.

 

Tu es celle qui me guide.

Tu es celle qui marche vers ma cellule originelle.

Tu es le manteau de mon rayon.

Tu es la couleur de ma matrice.

Quand je te vois, je sens l’amour.

Quand je te sens, je vois la complétude.

 

Mon âme, je suis désolée.

Mon âme, je t’ai oubliée, je t’ai perdue en me perdant.

Je t’ai perdue en me cherchant.

Partout où je me cherche, partout, je t’ignore.

Toujours tu es là, toujours je m’ignore.

Toujours tu m’envoies des signes, toujours je les ignore.

 

Mon âme, je te demande pardon.

 

J’ai crié, j’ai pleuré, j’ai souffert.
Tu m’as envoyé des anges, des âmes sœurs, des merveilles de la nature.

J’ai encore crié. J’ai encore pleuré. J’ai encore souffert.

Tu m’as envoyé des yeux, j’ai porté des lunettes.

Mon âme, j’étais longtemps été aveugle de toi.

Si longtemps.

Tellement longtemps que dans le noir, j’ai enfin perçu ta lumière.

 

 

Mon âme, aujourd’hui, je te vois.

Je te reconnais.

Je t’accepte.

 

J’accepte que tu sois ma protectrice.

J’accepte que tu sois la gardienne de mon temple.

J’accepte que tu sois mon jardin intérieur.

J’accepte que tu sois le socle de mon enfant intérieur.

 

Tu es ma protectrice, ma gardienne, mon jardin intérieur, mon socle.

Tu es moi.

Tu es mon âme.

Mon âme, je te remercie.

 

Je t’aime.

 

 

 

2. Ma mère

 

Ma mère est la matrice de toute vie.

Elle est mon féminin.

Elle est mon amour éternel.

 

J’ai crié.

Ma mère était souffrance.

J’ai vu.

Ma mère était angoisse.

J’ai bu.

Ma mère était poison.

J’ai été séparée.

Ma mère était abandon.

 

Tout mon programme, j’ai cherché ma mère.

Je l’ai vu telle qu’elle paraissait être.

J’ai perçu des habits qui n’étaient pas les siens.

J’ai reçu ses peurs.

J’ai reçu ses exigences.

J’ai reçu son manque d’amour.

J’ai vécu sa maladie.

J’ai intégré son désespoir.

J’ai pleuré dans son sort.

 

Je suis devenue son programme.

 

 

Ma mère m’a légué une peur fondamentale.

La peur du féminin.

La peur de l’amour.

La peur de la matrice.

 

 

Aujourd’hui, je vois sa lumière.

Aujourd’hui, je vois son rayon et sa matrice.

Aujourd’hui, je vois son amour.

Il est tel qu’elle a pu me l’offrir.

Infini. Electrique. Energique.

Amour.

 

Mère, Maman, je suis désolé.

Mère, Maman, je suis te demande pardon.

Mère, Maman, je te remercie.

 

Aujourd’hui, j’accepte l’amour de mère tel qu’il est.

Aujourd’hui, j’accepte la mère de mon amour telle qu’elle est.

Je t’aime.

 
3. Mon père

 

Mon père est le rayon de toute vie.

Il est mon masculin.

Il est mon amour infini.

 

J’ai crié.

Mon père était souffrance.

J’ai vu.

Mon père était distance.

J’ai bu.

Mon père était violence.

J’ai été séparé.

Mon père était abandon.

 

Tout mon programme, j’ai cherché mon père.

Je l’ai vu tel qu’il paraissait être.

J’ai perçu des habits qui n’étaient pas les siens.

J’ai reçu ses peurs.

J’ai reçu ses exigences.

J’ai reçu sa quête d’identité.

J’ai vécu sa maladie.

J’ai intégré son désespoir.

J’ai pleuré dans son sort.

 

Je suis devenu son programme.

 

Mon père m’a légué une peur fondamentale.

La peur du masculin.

La peur de l’amour.

La peur du rayon.

 

 

Aujourd’hui, je vois sa lumière.

Aujourd’hui, je vois sa matrice et son rayon.

Aujourd’hui, je vois son amour.

Il est tel qu’il a pu me l’offrir.

Infini. Electrique. Energique.

Amour.

 

Père, Papa, je suis désolé.

Père, Papa, je suis te demande pardon.

Père, Papa, je te remercie.

 

Aujourd’hui, j’accepte l’amour de mon père tel qu’il est.

Aujourd’hui, j’accepte le père de mon amour tel qu’il est.

Je t’aime.

 
4. Mon arbre familial

 

Ma sœur.

Mon frère.

Mes sœurs, mes frères.

 

Vous êtes mon égal.

Vous êtes à mon image.

Vous êtes le miroir de mon âme.

Vous êtes semblable à ma quête.

Ensemble, nous étions en manque.

Ensemble, nous étions forteresse.

Ensemble, nous étions création.

 

 

Puis, j’ai crié à nouveau.

Puis, toi, mon frère, ma sœur, tu as crié.

Ensemble, nous n’étions plus seul.

Tu étais souffrance.

Je t’ai vu.

Tu étais jalousie.

Je t’ai bu.

Tu étais compétition.

Je t’ai séparé de moi.

Tu étais toi, ton abandon de toi-même.

J’étais mon abandon.

 

Tout mon programme, j’ai cherché ton égal, j’ai cherché ton idéal.

Tout mon chemin, je t’ai cherché, frère, sœur, inégal et déception.

Tu m’as donné une vision.

Je t’ai vu tel que tu paraissais être.

J’ai perçu des habits qui n’étaient pas les tiens.

J’ai reçu tes peurs.

J’ai reçu tes exigences.

J’ai reçu ta quête d’amour.

J’ai vécu ton manque.

J’ai intégré ta déception.

J’ai pleuré dans ton sort.

 

Je suis devenu ton programme.

 

 

Mon frère, ma sœur, nous nous sommes légués une peur fondamentale.

La peur du fraternel.

La peur de l’amour.

La peur de la complicité à deux.

 

Aujourd’hui, je vois ta lumière.

Aujourd’hui, je vois ta matrice et ton rayon.

Aujourd’hui, je vois ton amour.

Il est tel que tu as pu me l’offrir.

Infini. Electrique. Energique.

Amour.

 

Ma sœur, mon frère, je suis désolé.

Ma sœur, mon frère, je suis te demande pardon.

Ma sœur, mon frère, je te remercie.

 

Aujourd’hui, j’accepte l’amour de mon frère, tel qu’il est.

Aujourd’hui, j’accepte l’amour de ma sœur, tel qu’il est.

Aujourd’hui, j’accepte le frère et la sœur de mon amour tels qu’ils sont.

Je vous aime.

 

 

 

 

 

5. Mon karma

 

Mon karma, je ne te connais pas bien…

Pourtant, tu es mon ADN.

Tu es l’ADN de mes vies.

Ma vie est orientée par celles que j’ai incarnées tout au long de ma quête.

 

Tu m’as légué l’amour de ma cellule.

Tu m’as offert le souvenir de sa tendresse.

Tu as ressuscité son rayon, sa matrice dans les molécules de mon système.

Tu m’as lié à mon âme.

 

Karma, je te demande aujourd’hui de me libérer.

Nettoie, purifie, libère ce que je porte.

Nettoie, purifie, libère ce que j’ai inscrit.

Transmute par la lumière et l’amour, mon karma négatif.

Elève, ascensionne par la lumière et l’amour, mon karma positif.

 

Karma, mon héritage de vies.

Karma, mon enseignement de vie.

Karma, reconnexion à ma cellule.

Tu es signe de ma matrice, signe de mon rayon.

Tu es tous ces visages que j’ai choisis.

Tu es toutes ces peaux que j’ai habillées.

Tu es tous ces sourires que j’ai illuminés.

Tu es tous ces corps que j’ai incarnés.

Tu étais ces souffrances.

Tu étais ces déceptions.

Tu étais ces recommencements interminables.

Tu étais ces répétitions.

Aujourd’hui, tu es mon ultime leçon.

 

Karma, ma vie, mes vies,

Je vous remercie de votre perfection.

Je vous pardonne, je me pardonne de vous juger.

Je suis désolée de devoir vous quitter aujourd’hui.

 

Karma, à cet instant, j’accepte de terminer ton cycle.

Karma, tu es hier, tu es mon passé.

Karma, demain, tu seras ma porte vers l’éternel.

Aujourd’hui, tu es mon amour éternel car je te quitte.

Tu m’as conduit vers ma naissance inconditionnelle,

Je te conduis vers la reconnaissance éternelle.

 

Karma, je t’aime.

Aloha.

 

 

 

6. Ma culture

 

Je suis né dans un espace terrestre.

Il était gris. Il était rempli de nuances grises.

Il n’avait pas les couleurs de ma matrice.

Il n’avait pas la lumière de mon rayon.

 

J’ai perçu sa tristesse.

J’ai intégré ses systèmes.

J’ai vu sa complexité.

Dans ce labyrinthe, j’ai absorbé ses contraintes.

J’étais né dans une culture, une multiculture, une polyculture.

J’étais un, tout, rien.

J’étais l’ensemble.

Je ne comprenais plus mon origine.

Je ne savais plus.

Je ne savais rien.

 

J’ai crié.

J’ai souffert.

J’ai cherché mon ADN.

J’ai cherché et j’ai trouvé des masques de cultures.

Je les ai portés.

Je me suis caché derrière eux.

J’ai bâti de faux horizons.

J’ai cueilli de faux espoirs.

J’ai célébré de faux maîtres.

J’ai détruit des pierres, des symboles, des êtres.

Je me suis perdu.

A nouveau et juste au moment même où je pensais avoir trouvé la réponse.

 

 

Ma culture, tu es un tout.

Tu es connaissance.

Tu es puissance.

Tu es essence.

 

Tu es mon extérieur.

Tu es mon intérieur.

Je comprends ton héritage.

Je comprends tes erreurs.

Je comprends tes répétitions.

Je comprends tes blocages.

Je perçois tes épreuves.

J’observe tes répétitions.

Je détourne tes erreurs.

Je change ton héritage.

Tu es transmutée.

Tu es mon amour, ma lumière et mon tout.

 

Ma culture, mes cultures.

Mon ancêtre, mes ancêtres.

Je suis désolé de vous être infidèle.

Je suis désolé de vous perpétuer.

Je suis désolé de vous adapter.

Je suis désolé de vous sauvegarder.

Je vous demande pardon.

Je vous offre l’équilibre.

 

J’accepte votre culture.

J’accepte ma culture.

J’accepte l’équilibre de nos deux polarités.

J’accepte votre pardon et acceptez mon amour.

 

Ma culture, je t’aime et je te remercie.

 

 

 

 

7. Ma religion

 

Je suis né, j’étais religion.

J’étais croyance.

J’ai reçu des textes, des symboles, des icônes.

J’ai appris des prières, j’ai récité des versets.

J’ai rencontré d’autres croyants,

J’ai rencontré des opposants.

Toujours je me suis interrogé sur leur vérité.

Toujours j’ai cherché ma vérité.

 

Face à la lumière, face à l’ombre,

J’ai choisi la religion.

J’ai choisi les habits d’une croyance qui n’était pas la mienne.

J’ai intégré un héritage.

                                                         

J’ai accepté des réprimandes,

J’ai accepté des récompenses.

J’ai cru à la punition,

J’ai cru à la culpabilité.

 

J’ai perçu les inégalités.

J’ai reçu l’infériorité, la supériorité.

J’ai jugé, j’ai été jugé, j’ai attendu le jugement.

Dans un espoir vain, j’ai cherché la vie éternelle,

Quand je refusais ma propre mort.

 

J’ai refusé les commandements.

J’ai ignoré les préceptes de vie.

J’ai abattu, j’ai tué, j’ai cru par dévotion.

Je n’étais plus religion,

J’étais déni.

 

J’ai renié mon autre.

J’ai renié mon être.

J’ai renié l’universalité de mon prochain.

J’ai refusé mon image.

J’ai refusé mon miroir.

Les autres sont devenus des étrangers,

Je suis devenu étranger aux autres.

 

La religion était amour et union.

J’ai intégré son programme,

J’ai choisi la séparation.

 

                                                                          ∞

 

Ma religion, tu es ma protectrice.

Ma religion, tu es mon point de repère.

 

Comme une bouée au milieu de l’océan, tu fixes.

Aujourd’hui, j’accepte que je t’ai secouée.

Aujourd’hui, j’accepte que je t’ai déformée.

Aujourd’hui, j’accepte que je t’ai déviée.

 

Ma religion, tu n’es ni l’objet du bien, ni l’objet du mal.

Tu es amour.

 

Tu m’as appris à regarder l’autre tel qu’il est.

Tu m’as appris à me regarder tel que je suis.

 

Je te pardonne, je me pardonne de nos croyances.

Si je doute, c’est pour mieux t’interroger.

Si je sais, c’est pour mieux être contredit.

 

Je suis désolé d’être si loin.

Je suis désolé d’être si crédule, si incrédule.

Je suis désolé d’être devenu, ma religion.

 

Je te remercie de tes prières.

Je te remercie de tes temples.

Je te remercie de tes serviteurs.

Je te remercie de tes folies et de ton humilité.

Je te remercie de tes textes et de tes discours.

Je te remercie de tes chemins et de tes détours.

 

Aujourd’hui, j’accepte la religion pour ce qu’elle peut m’apporter.

 

Aujourd’hui, j’accepte ta spiritualité comme mon guide vers l’inconditionnel.

 

Aujourd’hui, je retourne à toi et je retourne à moi-même.

 

Je suis Dieu. Je suis religion.

Je suis celle qui comme toi,

AIME.

 

Religion, je suis AMOUR.

 

 

                                                                        

 

 

10. Mon école

 

Je suis arrivé près d’une cour.

Je suis entré dans une salle.

Je me suis assis sur une chaise.

J’ai écouté.

 

J’ai appris.

J’ai encore appris.

J’ai de nouveau appris.

 

Mes professeurs n’avaient pas de visages.

Certains, parfois, transmettaient la lumière,

Les autres transmettaient la peur.

 

J’ai écrit.

J’ai formaté ma main.

J’ai déformé mon dos.

J’ai rempli mon cerveau.

J’ai développé des capacités infinies.

Je suis devenu intelligent.

 

On m’a dit que j’étais élève, collégien, lycéen, étudiant, diplômé.

On m’a donné des échelles de valeurs, des notes, des diplômes, des rites de passage.

On m’a propulsé en haut, on m’a dénigré en bas.

On m’a testé, j’ai accepté le test.

Parfois, j’ai réussi et parfois, j’ai échoué.

 

J’ai intégré l’école, l’école m’a intégré.

Elle était l’école de l’apparence.

Elle disait m’aimer, elle ne m’aimait pas.

Quand elle m’aimait, je ne le voyais pas.

 

J’ai refusé son amour, j’ai embrassé ses préceptes.

Je suis devenu l’école et j’ai étouffé avec elle.

Je suis devenu l’école et j’ai allumé une lumière à travers elle.

 

 

Ecole, tu n’es pas mienne.

Tu es un programme sans concession.

Mon école, tu es mon apprentissage.

Aujourd’hui, tu es une libération.

 

J’aime tes lumières, j’accepte qu’elles m’éclairent.

J’aime tes rencontres, j’accepte qu’elles m’accompagnent.

J’aime tes écritures, j’accepte qu’elles me changent.

J’aime tes rites, j’accepte qu’ils m’enracinent.

 

Aujourd’hui, j’accepte tes cadres et tes limites.

Aujourd’hui, je te demande pardon.

Mon école, aujourd’hui, je dépasse tes murs.

Aujourd’hui, je déplace tes lignes, tes codes et tes professions.

Aujourd’hui, je transmute tes enseignements.

Aujourd’hui, j’intègre mon école.

 

Je suis désolé de ta douleur.

Je suis désolé de ta froideur.

Je suis désolé de ton aigreur.

Je suis désolé de te juger.

Je suis désolé de te dérouter.

Je suis désolé de t’aimer si tendrement.

 

Ecole, tu es une lumière.

Mon école, tu es le chemin.

Je te remercie de me perdre.

Je te remercie de me sauver.

Je te remercie de me guider à nouveau.

Je te remercie de te guider à mon tour.

 

Je t’aime.

 

Je suis l’école de l’amour.

 

 

 

 

 

11. Mes amis

 

Mes amis,

Je vous ai connus, je vous ai perdus.                            

Vous étiez la lumière de ma construction.

Au moment où je suis devenue une,

J’ai cassé la limite de notre amitié.

Aujourd’hui, je vois l’étalage de ma vanité.

Aujourd’hui, je vois que je vous ai été infidèle.

 

Mes amis,

Je vous ai touchés, vous m’avez appris.

Vous étiez la tendresse de mes questions.

Au moment où je suis devenue amour,

Vous avez ouvert les portes de votre âme,

Vous avez rebâti mon univers,

Vous avez manifesté notre communion.

Aujourd’hui, je vois vos regards protecteurs,

Aujourd’hui, je lis nos échanges comme les étincelles de mon cœur.

 

Mes amis,

Vous avez été victimes de la société,

Vous vous êtes enfermés dans le jugement,

Vous avez collectionné, décrypté, catégorisé,

Et moi, égoïste, je vous ai encouragé.

Les tempêtes ont échaudé le socle de notre rencontre.

Les murmures ont persiflé nos liens d’amour,

Et nous sommes morts à nouveau.

 

Mes amis,

Vous êtes nés à nouveau.

Phénix de mes doutes, vous avez su me montrer la voie.

Vous avez su me donner la voix de la fidélité,

Et donner sens à l’amitié.

 

Mes amis,

Je suis vous.

Je suis reconnaissance.

Je suis sauvée à travers vous.

 

Mes amis,

Vous êtes le sel de ma croissance,

Vous êtes le confident de ma complicité,

Vous êtes l’amour de mon corps,

Vous êtes la meilleure partie de moi-même

 

Et je suis la vôtre.

 

Mes amis,

Et toi, mon ami,

Tu es,

Je suis.

 

Ensemble, nous construisons le radeau des débris d’un monde déchu.

Ensemble, nous brûlons les ponts de la complexité.

Ensemble, nous délions les sirènes de la possession.

Ensemble, nous marchons vers la lumière.

Mes amis, mon ami,

Je ne vous cherche plus,

Je viens à vous telle que je suis

Et vous ouvrez vos bras,

Tels que vous êtes.

 

Mes amis, mon ami,

Je vous accepte tel que je suis

Et vous entrez dans mon cœur,

Tels que vous êtes.

 

Mes amis, mon ami,

Je suis, tu es, nous sommes

Un tout,

Un être,

Une universalité,

Une amitié pure et lumineuse.

 

Mes amis, mon ami,

Vous êtes amour

Et je suis vous.

 

Je suis désolé d’être ami.

Je vous demande pardon de mon amitié.

Je vous remercie d’être amour.

Je vous aime.

 

 

 

12. Mon corps

 

 

Blessure.

Entorse.

Morsure.

Mutilation.

Dénigrement.

Imperfection.

 

Mon corps.

 

Retouché.

Habillé, déshabillé.

Déhanché.

Grossi.

Amaigri.

Lourd.

Allégé.

Handicapé.

Paralysé.

Musclé.

Taillé.

Gonflé.

Graisseux.

Laiteux.

Rougi.

Irrité.

Sucré, salé.

 

Mon corps.

 

Je te regarde et je te hais.

Mon corps,

Tu es une enveloppe que je ne comprends pas.

 

Mon corps,

Tu es une machine que je veux contrôler.

 

Je te veux coloré, bronzé ou blanc de pureté.

Je te veux bouclé, raidi, frisé, défrisé.

Je te veux grand, petit, arrondi, plat.

Je te veux maigre, rond, lisse, rigide.

Je te veux flexible, libre, mobile, décomplexé.

 

Mon corps.

 

Je t’impose des rituels.

Je te fais porter des poids qui ne sont pas les tiens.

 

Je te regarde à nouveau, je t’insulte.

 

Mon corps,

Tu es une forteresse de papier.

Tu tombes à la moindre contrariété.

Tu deviens malade à la moindre température.

Tu persistes à te piquer, te couper, te casser.

 

Mon corps,

Tu es un étranger à mon reflet,

Et je te rejette de toutes mes forces.

 

Et je t’épuise encore et encore.

 

Mon corps,

Je voudrais te jeter par dessus bord.

Je voudrais te remodeler à son image.

Je voudrais te déchirer pour te recoller à mon image.

 

Mon corps,

Tu cries de douleurs.

Tu t’irrites, tu deviens allergies de moi-même.

Tu détaches tellement mes pensées sur ma peau et dans mes os,

Que je finis par capituler.

 

Je suis faible et je te regarde.

Mon corps, il est temps que je te tolère.

 

Mon corps,

Tu as une douceur sur ton séant.

Dans tes yeux, je vois ma mère.

Sur ton nez, je vois une direction.

Le long de mes cheveux, je perçois le toucher de mon père.

Je joins mes mains et je lis mon destin.

 

Mon corps,

J’écoute tes battements harmonieux,

Tu me dictes l’amour de ta chaire et ton sang.

 

J’entend tes méandres veineux,

Tu me montres l’amour de mes sens.

 

Je vois tes organes valeureux,

Tu me murmures l’amour de mes émotions.

 

Mon corps,

Je te regarde et je t’accepte.

 

A cet instant,

Je m’accepte.

 

Mon corps,

Tu es l’enveloppe de mon être,

Tu es la lumière de mon chemin,

Tu es le regard que je porte sur moi,

Tu es la beauté de mon âme,

Tu es l’amour incarné du divin.

 

Mon corps,

Je te regarde enfin.

Je te vois, je t’entends, je t’écoute, je te touche,

Et je te goutte.

 

Mon corps, Je t’aime.

 

 

13. Mon argent

 

Attraction.

Séduction.

Dépendance.

 

Argent, tu m’appelles.

Sonnante et trébuchante,

Tu es la clé de mon bonheur.

Sans toi, je ne peux rêver.

Sans toi, je ne peux rien changer, rien faire, rien réaliser.

 

Argent, je suis argent.

Argent sale, doré, brillant, démodé, rêvé, parié…

Toujours, je t’attends en grande quantité.

J’ai des images de toi, tu coules à profusion.

Tes billets pleuvent sur mon égo.

Je peux tout acheter.

 

Argent,

Je veux des bijoux.

Je veux encore plus de bijoux.

Je veux des diamants, des perles, des broches cerclées.

 

Argent,

Je veux aussi… Des robes, des voitures, des tableaux, des appartements, des piscines.

Je veux encore… Des repas prestigieux, des sauts en parachute, des croisières autour du monde.

Je veux également… ce que l’autre n’a pas, tout ce qui est unique, rare et inatteignable.

Je veux plus. Je veux l’exception. Je veux plus que toi, plus que moi.

Je veux t’atteindre pour connaître ton bonheur.

 

Argent,

Je te touche.

Tu as une mauvaise odeur et pourtant,

Je te sais nécessaire à mon cadre de vie.

Je comprends que tu ne souhaites que mon équilibre.

 

Argent,

Je te sens.

Tu me montres la viscosité de mon envie et pourtant,

Je te sais capable de provoquer ma perte.

Je comprends que tu m’enseignes le recul.

 

Argent,

Je t’écoute.

Tu me murmures que je n’ai pas envie de toi.

J’ai besoin de toi pour accomplir une mission.

J’ai besoin de toi comme le pied qui marche sur le sol brûlant,

Pour me protéger et aller au-delà des obstacles que je projette.

 

Argent,

Tu es nécessaire à la vie.

Plus je te laisse me diriger, moins je me trouve.

Tu es inéluctable et pourtant,

Plus je t’accepte, plus tu te fais discrète.

 

Notre relation devient alors un entendement,

Un compromis, un apaisement.

Quand je te demande ton aide pour réaliser ce qui est essentiel.

Alors tu viens à moi et me soutient.

 

Oui, mon argent, je t’aime quand tu es le socle de mes rêves.

Tu m’apprends alors à défendre des causes et non plus ta cause.

Tu me désignes comme un instrument et non plus comme une faim.

Tu me délies de mes peurs et je m’apaise.

 

Mon argent,

Je suis désolé de mon avarice aveugle.

Je te demande pardon de mes blasphèmes.

Je te remercie de me montrer la balance de mes intérêts et ceux de l’humanité.

Je t’aime pour ce que tu me permets d’accomplir et réaliser,

Au nom de la beauté de notre tout.

 

Ainsi-soit-il.

 

 

 

 

14. Mon travail

 

Courber l’échine.

Plonger ses mains.

Rider ses traits.

Tordre son dos.

Suer de froid puis de chaud.

 

Persévérer.

Prolonger son soi.

Chercher l’autre, chercher son regard.

Chercher la reconnaissance,

L’argent, le temps, les gratifications, la routine.

Trouver une sécurité et briller,

Briller de sa chaire d’être qui détient un savoir, une compétence, un travail.

 

Une femme a le dos courbé,

Elle ratisse un sol en béton.

A côté d’elle, le fantôme de son enfant, le spectre de son mari.

La pluie tombe.

Elle glisse sur les larmes qu’elle cache en silence.

Le tonnerre, la foudre s’abattent sur elle.
Comme un roc, elle laboure sa postérité.

 

Elle travaille me diras-tu, elle gagne sa vie, il le faut bien.

Je le sais mon enfant.

Mais ce n’est pas un travail qu’elle accomplit,

Ce sont des chaînes qu’elle garde à ses poignets.

Regarde à présent, de l’autre côté, que vois-tu ?

 

Un homme dans une boutique.

Il est lumineux.

Il sourit.

Il resplendit.

Il parle avec les mains, il explique avec le cœur.

Il montre le chemin à son apprenti.

Il cultive des rêves.

Il excelle dans son métier.

Qui est-il ?

 

  • Un travailleur ?

 

Non. Il est un artisan de sa vie.

 

Tu considères le travail comme une somme d’actes vides de sens.

Des titres pompeux, des chiffres qui s’accumulent,

Des diplômes qui disqualifient, des dîners qui exhibent,

Des appels et autant de messages synonymes de vacuité.

 

Tu pars en vacances,

Tu fuis tes responsabilités.

Mais tu n’aimes pas non plus le temps passé en famille.

Tu bloques.

Tu critiques.

Tu essaies de tuer ton co-équipier.

Tu veux détruire le nouveau arrivant.

Tu veux expédier l’ancien employé.

Tu veux licencier la terre entière.

Tu veux exploiter toutes les âmes.

Tu veux blesser chacun et chacune de ton égo démentiel.

 

Tu perçois le travail comme une guerre,

Un combat qui te mène à cultiver ton bien-être…

Un bien-être qui est synonyme de béton.

 

Mon enfant,

Le travail n’est qu’une fenêtre sur toi-même.

Dessine les contours précis de ta vocation,

Et là, seulement là, tu seras l’artisan heureux de tes journées.

 

  • Mais comment savoir ? Comment connaître ma vocation ?

 

Inspire.

Respire.

Ecoute.

 

Ecoute encore.

Il est temps de rencontrer ton guide.

 

  • Qui est-il ?

 

Ton enfant intérieur.

Pose-toi une simple question,
Que voulais-tu être étant enfant ?

Avec quoi aimais-tu jouer ?

Comment ressentais-tu les autres ?

A quoi rêvais-tu ?

 

  • Je ne peux pas. C’est impossible.

 

Que tu aies voulu être astronaute, clown, célébrité,

Que tu aies joué avec toi-même,

Que tu te sois fermé aux autres,

Que tu aies rêver de l’impossible.

Ce n’est pas les espoirs déchus qui importent,

Ce n’est pas la tristesse qui t’envahit qui doit gagner.

Non, ce que tu dois regarder, c’est ton entrain.

Vois, lis, écoute, entends, ressens la valeur que ton cœur lisait de ton être.

 

Ecoute.

Entends.

Sois attentif.

 

Que lis-tu ? De la générosité ? De la pureté d’intention ?

Oublie les autres, oublie leurs projections.

Lis. Lis-en toi ce qui sculptait la vivacité de ton innocence.

 

  • Je voulais donner. Je voulais recevoir.

 

Alors fais de ton travail, un apprentissage perpétuel du don de toi.

Que tu sois le visionnaire, le scientifique, l’artiste, le meneur,

Que tu sois toutes ces personnalités ou une autre personnalité,

Tu es l’artisan de ton travail.

Tu es l’auteur de ton libre arbitre.

Tu es le gardien de tes valeurs.

 

Ecoute.

Deviens.

 

Sois le maître et l’apprenti,

Sois tourné vers l’amour de tes dons, de tes valeurs et de ton prochain.

Sois le travail de toi-même

Deviens l’apprentissage de ton amour,

Inspire, respire, tu es l’artisan du chemin vers l’autre.

 

Le travail n’a de valeur que s’il correspond

Au jardin intérieur de ton enfance,

Au soleil doux de ton prolongement,

Aux murmures nocturnes d’une journée juste et bien remplie.

 

Le travail est un tout,

Tu fais partie de ce tout,

Un tout qui mène la marche de l’univers,

A la lumière des autres,

A l’amour de toi.

 

Travail,

Je suis désolé m’être tué à la tâche,

Je te demande pardon d’avoir été aveugle de tes leçons,

Je te remercie du sens et bon sens que tu construis de mon essence.
Je t’aime pour ce que tu m’apportes.

 

Travail, tu me donnes la liberté d’être moi-même,

Le cristal de ma vocation,

La saveur de mon apprentissage,

Le paysage de ma contribution,

L’horizon de ma transmission,

Le relief de mon âme,

Le jeu de mon enfant intérieur,

Le jardin de ma croissance,

Le son de mes relations aux autres,

L’égalité des liens,

Le respect des fonctions de chacun,

L’émerveillement de la ruche qui produit le miel.

 

Je suis travail.

Quand j’orne mon quotidien de ce don du travail,

Quand je partage les limites de mon temps,

Quand j’inspire l’artisan de mon bien-être.

Je suis le travail.

 

Je deviens la porte ouverte d’un travail qui sans cesse,

La régénérescence de la lumière,

L’ardeur du présent,

La rencontre de l’autre et de mon être.

 

Je t’aime mon travail de moi-même.

 

Lire également méditation 1.

15. Mon succès

 

J’ai du succès dans mes affaires,

J’ai du succès dans mes amours…

J’ai du succès.

J’ai réussi.

Oui j’ai réussi.

 

Puis j’ai échoué.

Mais ce n’est pas grave, j’ai quand même réussi.

 

Puis j’ai encore échoué.

Je suis tombé par terre.

J’ai eu dû mal à me relever.

J’ai regardé le succès et j’ai vu une ombre planer sur mon être.

 

Où es-tu piédestal que je cherche comme l’oasis dans le désert ?

Je souhaite la célébrité, la postérité, l’admiration, la collection.

Je trouve ton illusion.

 

Le succès n’a pas de corps, ni de conscience.

Il est un miroir,

Dans ce miroir, tu y verras la vanité, la perte profonde ton être,

Les regards faux et jaloux des autres.

Ce miroir, pose-le.

 

Au moment où tu le poses, tu seras le succès de toi-même,

Un chemin où tout mène à la beauté de chacun de ses actes,

Chacune de ses décisions,

Et toutes tes vérités.

 

Fais de ton mieux,

Tu seras alors, le succès de ton toi,

Le succès de toi-même.

Et le reflet aux mirages éphémères n’aura plus d’intérêt.

Tu auras atteint, ton succès avec… succès.

 

Je t’aime.

 

 

16. Mes amours

 

Il a les yeux que je désire.

Il a la bouche que je veux embrasser.

Il a la famille qui convient.

Il a le corps qui irradie.

Il est l’apparence de l’amour.

 

J’enlève un peu de son écorce et mes ongles brûlent.

J’ignore cette pelure nocive,

J’ai senti son odeur qui m’attire aveuglément.

 

Son parfum est doux comme le miel.

Son ivresse est grise comme l’argent.

Ses cadeaux sont les refrains de mon égo.

Son toucher est un élixir impudique,

Qui atteint la mémoire de mon corps sali.

 

Je perce sa carapace à jour, mes yeux se déchirent.

J’ignore la douleur de mon âme,

J’ai ressenti sa détresse que je veux sauver.

 

Son ombre plane sur mes reins,

Son perfidie siffle des promesses infidèles.

Son rire détruit mon honneur qui s’effondre.

Je suis devenu le fantôme de moi-même.

 

J’ai conscience de son démon et déjà, mon être se meurt.

J’ignore la déchéance de ma pitié.

Je suis drogué à son malheur qui devient ma croix.

 

Son spectre est désormais parti.

J’ai été abandonné, rejeté, bafoué, 

Et je reste là, allongé, incapable de vivre.

 

Il a tout pris.

L’innocence de mes rêves, l’espoir de mes matins.

 

Il a tout emporté.

La fleur de mes yeux, la joie de mes rires.

 

Il a tout changé.

A commencer par l’instinct de moi-même.

 

Je me morfonds prêt à sauter.

Je saute à l’intérieur de mon cercueil

Pour me mourir.

Pour suicider cet être qui n’a plus de chair, plus d’espoir, plus de relief.

 

Je cherche à me tuer,

Je veux mourir par amour pour lui,

Quand un éclair électrise mon désarroi.

 

Je suis le seul responsable de son désamour,

Vil, mesquin, gluant, répudiant.

Je suis le seul coupable de ma déchéance,

Innocente, destructrice, manipulatrice et déjà, salvatrice.

 

J’ai atteint les ténèbres de ma vie pour un toucher de reconnaissance.

J’ai défait mon être, mon enfant, mon âme et mon cœur pour un aperçu d’éternité.

Je me suis bafoué, j’ai été aveugle.

A terre, le corps en sang, le cou serré,

Je suis brûlé vif.

 

Des flammes consomment ma folie, mes mensonges, ma passion.

Des lumières tétanisent son reflux, ses intentions, sa détresse.

Je ne réponds plus à son énergie.

Je refuse son baiser empoisonné.

Je me réveille et je suis cendres.

 

En miettes sur un lit d’hôpital, j’ai achevé ma libération.

Tout est gris dehors.

Il pleut.

Je regarde par la fenêtre quand j’entraperçois un papillon.

 

Je n’y prête pas attention

Mais pourtant, lui me reconnaît.

 

Tout d’un coup, je retrouve l’appétit.

Doucement, j’apprend à remarcher.

Voluptueusement, je croise les chemins de l’amitié.

Sincèrement, je m’ouvre à la foi.

Respectueusement, je pars vers la rencontre de moi-même.

 

Je prends de nouvelles claques.

Je me confronte à des peurs inattendues.

Je reçois beaucoup de coups

Et pourtant, cette fois-ci, l’amour est en moi.

A chaque fois, à chaque pas, je choisis la lumière.

 

Le papillon, quant à lui, est entré dans mon cœur.

Il est discret.

Il réveille mon âme.

Il plante les graines d’un renouveau.

Un jour, il irradie à l’intérieur.

Je suis amour.

 

Mes amours,

Vous avez été nombreux et nombreuses,

A me promettre les princes et les princesses de contes de fées.

J’ai cru en vous sans comprendre l’essentiel.

 

L’amour n’est pas celui que l’autre vous demande.

L’amour n’est pas de ceux qui vous changent.

L’amour est en moi, l’amour n’est que moi.

L’amour est ce papillon qui m’a sauvé, régénéré, donné une chance de renaître.

 

Alors que je vole au dessus des champs de ma guérison,

Je respire les fleurs, j’inspire les arc-en-ciel,

Je devine un chemin.

Il est pavé de rayons lumineux, colorés, arborescents.

Je touche un arbre,

Il se penche sur moi et me sourit.

 

Je suis papillon, j’ai des ailes et je sens mon cœur me guider.

Je regarde l’arbre et je le reconnais.

C’est là d’où je viens.

Et c’est là que mon amour m’attend.

 

Cher amour,

Je suis désolé d’avoir suivi tes chimères, tes sirènes, tes confusions.

J’ai cru en tes livres, tes poèmes, tes vers sans lire tes émotions.

Je te demande pardon de t’avoir bafoué, morfondu, accusé, délaissé,

J’ai voulu maîtriser ton cours pour mieux chanter ma rivière.

Je te remercie de tes louanges, de ta simplicité, de ta vérité.

Je vois ta nature, elle est pure, elle est moi, elle est toi.

Je t’aime.

 

J’aimerais ajouter tellement de sentiments à ces trois mots.

Tu les connais mieux que moi.

Aussi, pour te montrer mon amour de toi, mon amour de moi,

Je te lègue mon regard qui exprime tout ce que tu ressens pour moi,

Tout ce que je ressens pour toi.

 

Mon amour, je te regarde,

Et je sais que tu me vois tel que je suis.

 

Lire également méditation 15 et 17.

 

 

 

 

 

17. Mes enfants

 

Il était blond aux grands yeux bleus.

Il était noir à la peau ébène.

Il était frisé aux courbes souriantes.

Il était roux aux tâches de rousseur rieuses.

 

J’ai eu de nombreux enfants dans ma vie.

Tous ont croisé mon chemin.

Tous m’ont tendu leur pureté, leur joie de vivre

Et même, dans leurs cris stridents,

J’ai compris leur appel de la vie.

 

Aujourd’hui, j’ai mon enfant.

Il est mon enfant intérieur,

Il est mon enfant né de ma chair,

Il est mon enfant spirituel,

Il est mon enfant adopté,

Il est l’enfant des amours de ma vie.

 

Chers enfants,

Vous êtes les témoins de la vie,

Vous êtes les relais de la continuité,

Vous êtes les symboles de l’amour.

Je ne sais pas quel monde je vais vous léguer,

Je ne suis même certaine de la liberté que je vous ai transmise,

Je sais seulement, que j’ai fait de mon mieux.

 

Je souhaite vous guider vers vos ailes,

Je souhaite vous sourire quand vous vous égarez,

Je souhaite vous réchauffer quand vous pleurez,

Je souhaite être là, seulement là, quand vous souffrez.

 

Je ne souhaite rien vous dire, vous dicter ou vous limiter,

Je souhaite seulement dessiner les contours de l’univers

Pour que vous appreniez à me guider avec vos yeux,

Ceux du monde que vous êtes déjà en train de régénérer.

 

Mes enfants,

Je suis votre mère, je suis votre père,

Je suis votre sœur, je suis votre frère,

Je suis vous, je suis votre enfant.

 

Je suis désolé si je trébuche devant vous.

Je suis désolé si je laisse ma faiblesse vous atteindre.

Je suis désolé si je vous transmets mon angoisse.

Je suis désolé quand je sais mais que je n’ose vous le dire.

Je suis désolé de m’offusquer de votre énergie.

Je suis désolé quand j’agis par manque et non plus par amour.

 

 

 

Mes enfants,

Je vous demande pardon d’être limites,

Elles sont parfois nécessaires à mon être.

Je vous demande pardon d’être racines,

Elles sont parfois nécessaires à mon foyer.

Je vous demande pardon d’être visions,

Elles sont parfois nécessaires à ma croissance.

 

Mes chers enfants,

Je vous remercie de vos enseignements.

Je vous remercie de votre joie, de vos rires, de vos jeux.

Je vous remercie de vos questions, de vos premiers mots, de vos premiers pas,

Je suis la grâce de votre émerveillement, de vos baisers, de votre innocence.

Je vous remercie de me serrer dans vos bras avec cette générosité qui fait battre mon cœur.

Je vous remercie d’être mes enfants.

 

Mes enfants, mes amours,

Je vous aime d’une tendresse infinie.

Je vous aime au delà de ma vie.

Je vous aime et je ne cesserai de le sentir

Même quand mon âme quittera cette Terre,

Même quand vous quitterez mon énergie,

Même quand vous douterez de moi (surtout quand vous douterez de moi),

Et dans ce même qui se répète, entendez combien je m’aime

Pour pouvoir vous aimer avec tant de chaleur, de pureté, de bonté

Car je suis le reflet de votre amour.

 

Mon enfant,

Je m’aime,

Je t’aime.

 

 

* Lire également la méditation 3.

 

 

 

18. Ma maladie

 

 

Un couloir d’hôpital.

Une odeur traine.

Une lumière est sombre.

Il y a du bruit qui respire le rejet.

 

Une chambre d’hôpital.

Elle est blanche.

Tout invite à la clarté.

Tout laisse croire à la bonté,

Quand j’entends des actes.

 

J’entraperçois des maladies qu’il faut guérir,

J’observe des listes de médicaments,

Je lis des prescriptions,

Je comprends un système malade à la racine.

Je vois l’égo démesuré de l’homme malade, de l’homme qui guérit.

 

Voici deux guerriers qui se présentent à moi.

Ils sont tous les deux vêtus de rouge.

Ils parent des plumes, des casques et des armures.

Chacun partage son regard de haine.

L’un répugne d’une vie de conquêtes déçues,

L’autre dégueule de victoires éphémères.

 

Voilà qu’ils se battent.

L’un veut guérir, l’autre veut rester malade.

Et inversement.

Leurs folies sont aussi désuètes que leur combat.

Ils portent des destriers d’ancienne guerre et les causes de vieilles croisades.

Que cherchent-ils ?

 

Ils me regardent et s’arrêtent pour rire.

 

  • Voyons voyons. Nous cherchons la gloire, nous voulons l’argent, nous désirons le temps.

 

Je reste impassible et ils rient encore.

 

  • Voyons voyons. Ne vois-tu pas que nous sommes malades ? Malades de notre époque, malades notre métier, de notre famille, de nos choix… Que pouvons-nous faire à part imiter un combat ?

 

Je reste muette et ils s’interrogent.

 

Ils se désintègrent sous mes eux et leur âme apparait.

Je leur souris enfin.

 

La maladie est un état physique, chimique, psychologique, énergétique…

Peu importe ses termes, ses médicaments, ses artisans de guérison,

Elle est une émotion qui s’exprime.

 

Perçois la maladie, écoute ton corps et ton cœur quand elle se manifeste,

Que lis-tu ?

 

Un immense besoin de trouver et retrouver un chemin qui fait sens.

 

La maladie est l’essence d’un combat qui ne sert à rien d’être mené

Si tu ne vis pas en premier lieu, la maladie de ton être profond.

 

Sois malade, aies le courage d’accepter ta maladie.

Accepte-la.

Accepte-la, encore.

 

Tu ressens la souffrance ?

C’est la tienne, celle que tu as laissé un matin, sur un banc abîmé.

Elle a grandi.

Elle est revenue dans la chambre de ton corps pour y prendre toute la place.

Ce qu’on délaisse en espérant l’oublier revient toujours à soi,

Comme un boomerang que tu as envoyé sans te soucier des effets sur toi ou sur les autres.

 

Lâche le boomerang, retourne sur ce banc.

Inspire et respire.

 

Ecoute.

Entend la nature qui te parle.
Ce n’est pas les animaux ou les fleurs qu’il faut écouter

Mais bien ta nature et la nature de ton corps.

 

Laisse-le, laisse-le prendre le pas et te guider vers ce qui te fait du bien.

Sois toi-même, le corps de ta guérison.

 

Seulement alors, tu seras guéri.

Ne crois pas en la guérison éternelle, ça n’existe pas.

Tu seras de nouveau malade,

Tu auras de nouvelles crises de foie ou des douleurs dans le dos,

Tu auras un début de cancer ou tu laisseras entrer la folie,

Peu importe car tu auras les moyens de te guérir.

 

Pour guérir, aies la conscience de ton origine et de son origine.

En la reconnaissant, mon enfant,

Tu auras posé la première arme contre une longue bataille.

Ce combat te demande de vivre ta maladie,

Celle de l’acceptation de toi-même.

 

Je te souhaite une belle représentation, un beau spectacle et un acte final

Qui te guidera à ta mort, à ta vie, à ta libération, à ta lumière.

 

Je t’aime.

Lire également méditation 8.

 

 

19. Ma mort

 

Tu surgis.

Tu surgis quand je ne suis pas prêt.

 

Des yeux se remplissent de larmes qui n’osent pas tomber.

Une gorge qui se tait par peur de crier.

Un corps qui tremble pour faire barrage à la vérité.

Des mains qui glissent sur la table, sous la table,

Et tu te caches dans une douleur étouffante.

 

La mort a frappé à ta porte.

Elle a emporté l’être que tu chérissais.

Elle a capturé la peau qui te réchauffait.

Elle t’a glissé dans la pénombre sans que tu ne puisses rien faire.

 

Le monde a basculé, tout est devenu noir.

Tout est devenu larmes, pleurs, cris et désespoir.

 

J’ai répété des mots inaudibles,

J’ai vu des blasphèmes dans des fleurs,

J’ai ignoré des bras qui me serraient,

J’ai réfuté chaque être qui me tendait la main.

 

La mort.

Tu es une traitre.

Tu fauches sans crier gare.

Tu joues avec nos vies, nos maladies, nos croyances.

 

La mort.

Je te refuse, je te réfute, je te reflue.

Tu es ingrate et lâche.

Il est une certitude qui m’enflamme quand je pense à toi,

Nous sommes tes jouets.

Et vous, vous, êtres de l’ombre,

Il vous tient à cœur d’arrêter notre pluralité.

 

Mort,

Je le suis dès le début de ma vie.
A mon premier cri, je fais un pas vers la mort.

Tous mes pas vont vers toi.

Plus je t’ignore, plus je m’égare.

Plus je m’éloigne, plus tu te reproches.

Je passe mon temps à te renier et te fuir,

Tu passes ton temps à me rappeler la fragilité de ma vie.

 

Mort,

Je suis ton pantin.

Je pends sur ton fil entre deux rochers.

Je me penche vers le bas et j’entrevois ton précipice.

Je regarde vers le haut et j’aperçois… ton sourire.

 

Peux-tu me sourire ? Peux-tu me sauver ?

 

Toi, la disgrâce de ma vie.

Toi, le souvenir que je voudrais effacer.

Toi, qui a cerclé mon être de peurs, de douleurs et de folies.

Quand je t’ai reconnue dans mon cœur,

J’ai souffert, j’ai pleuré toute la nuit de ma vie.

Quand je t’ai accepté dans mon jour,

J’ai serré, j’ai gardé le souvenir de ma mort.

 

Aujourd’hui, je te fais face.

En fin de compte, tu n’es pas une faim.

Tu es une soif.

Une soif de vivre, une soif de lumière.

 

Désormais, je te cherche.

Si je vais à ta rencontre, c’est pour échanger avec toi.

Si j’aide des mourants, c’est pour les mener à toi.

Si je formule des prières, c’est pour t’ancrer dans ma foi.

 

Ma mort,

Nous sommes devenus des alliés.

 

Tu es l’ombre qui fait partie de moi.

Quand je te regarde, je vois tout ce que j’ai accompli.

Je vois mon courage, je vois mon désir, je vois ma promesse.

 

Tu es la lumière qui porte l’espérance de mon être.

Quand je te goutte, je ressens toute mon essence.

Je salive avec humilité, je savoure ton entièreté, j’apprécie ton dessert.

Il est en chocolat et crème brûlée passion.

En gousse de vanille. En germes de fleurs violacées. En bijoux d’orfèvres.

En rubans de tulle. En tuiles de nacre. En velours de miel.

Il est ce tout et ces touts qui font les goûts de ma vie.

 

Tu es entrée dans ma vie comme une porte sur moi-même.

Quand je touche ton destin, je frôle le cosmos.

Je tâte, je caresse, j’effleure cette pluie d’étoiles que tu m’envoies.

Bientôt, me dis-tu, je serai avec elles….

Je serai comme elles, des guides dans la nuit des navigateurs du jour.

 

Ma mort,

Je suis désolé de t’avoir tentée et refusée.

Je te demande pardon de mon aveuglement.

Je te remercie de tes bras froids si chaleureux.

J’attend la glace qui prendra la vie de mon corps

Pour exprimer l’énergie de mon âme, là où tu m’attends,

A l’orée de mon ascension de lumière.

 

Je t’aime.

20. Mes peurs racines

 

Mon âme,

Ma mère, Mon père,

Ma sœur, Mon frère,

Mon karma,

Ma culture, Ma société,

Mes amis,

Ma religion, Ma spiritualité,

Mon argent, mon succès,

Mon corps,

Mes enfants,

Mes amours,

Ma maladie,

Ma mort,

 

Vous êtes les graines de ma peur,

Vous êtes les ferments de ma haine,

Vous êtes l’engrais de ma colère,

Vous êtes le déséquilibre de ma mort.

 

Vous êtes mes racines,

Vous êtes ma joie et ma souffrance,

Vous êtes tels que vous êtes,

Le mieux, le meilleur, le merveilleux de votre perfection.

Vous êtes perfection.

Aujourd’hui, je vous accepte tels que vous êtes vraiment.

 

Je suis désolé de vous avoir refusé,

Je vous demande pardon de vous laisser sur le chemin,

Je vous remercie de votre enseignement

Je vous aime car je m’aime en premier où je refuse d’être possédé par vous.

 

Aujourd’hui, je vous accepte et je vous déprogramme de mon âme et de mes cellules.

 

J’accepte que l’expression de ces programmes me libèrent de mon programme.

J’accepte que ce programme n’était pas le mien.

J’accepte que mon programme est le mien.

J’accepte que mon programme est celui de ma naissance.

J’accepte que mon programme est l’un.

 

Je suis né.

 

Je suis mon programme.

 

Ainsi-soit-il.