Les lois du mana

La guérison polynésienne repose sur quatre principes fondamentaux : 


MANA : La loi de l’Attraction
La loi du MANA est le principe selon lequel notre énergie attire à nous tout ce que nous émettons. Le MANA est l’expression complète de qui nous sommes et ce que nous souhaitons attirer à nous.


TAPU : La loi de Séparation
La loi du TAPU considère l’importance du sacré, de l’apprentissage, de la délimitation. Le TAPU nous enseigne à délimiter, à préserver notre temple et notre identité dans la pratique du « sacré », tout ce qui est de valeur et q!ui répond à une éthique morale que dicte la vie individuelle et collective.


UTU - MURU : La loi de Manifestation
La loi du UTU enseigne l’importance essentielle de tous les effets de nos actes dans toutes leurs conséquences. Le UTU est la bienveillance qui guide le PONO (ci-après). La loi du MURU est la matérialisation des conséquences de nos actes en rapport avec les lois vibratoires de l’univers. Le MURU nous enseigne que nous participons au « TOUT » de l’univers et que toute confusion dont nous serions responsables, nous sera rendu. Le MURU est l’expression même du « DON – RECEVOIR » et matérialise les énergies dans la matière. Le MURU est l’incarnation de nos pensées, notre MANA, notre TAPU et notre UTU dans notre vie incarnée. 


PONO : La loi de l’Incarnation
Le PONO en tant que pratique, éthique et morale évoque les rituels et les actions mis en place par la personne. Avec la compassion (ou AROHA), la morale (ou PONO) guident chacun de nos actes manifestant toute l’amour et le MANA que nous portons dans notre mise en action, dans « la manifestation de notre plus pure énergie. » 

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Les onze lois de l'univers

Les principes de la guérison sacrée polynésienne suivent onze clés de compréhension selon le cycle numérologique. Ces piliers constituent les lois sacrées de la guérison polynésienne.

1. L'unité - TAHI
L’univers est unité
 
Cette unité est dans la vibration d’une énergie universelle partagée par tous. L’unité s’atteint par l’équilibre et la conscience de la bipolarité fondamentale de l’univers.
L’univers est bipolaire. Sexe féminin, sexe masculin. Droite, gauche. Lumière, ombre. L’univers exprime deux côtés fondamentaux, deux extrêmes. En cherchant l’unité, nous dépassons la bipolarité qui permet d’accéder à l’uni-vers-elle, l’union vers l’énergie-une.

L’unité et la bipolarité sont exprimées chez les Polynésiens par Mahana et Marama, le soleil et la lune qui forment une journée à deux bipolarités énergétiques distinctes et complémentaires. Elles se traduisent également par le maeha’a, les jumeaux d’âmes, deux êtres qui partagent une connexion d’âme. 
 
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2. Simplicité - RA'AU
L’univers est simple

L’univers est esprit, il est mot, il est énergie. Il réagit au mouvement, à l’intention, à la demande. Seule la confusion met en danger cette simplicité. La Bible le résume autour de la pauvreté d’esprit : 
« Heureux les pauvres en esprit, 
car le Royaume des Cieux est à eux.  »
Evangile selon Saint Mathieu, 5 :3
 
Cette qualité reconnaît la pureté du cœur éclairé par l’Esprit, le respect de l’univers. Quand l’univers est confus, il est chaos. Il intègre les doutes, les changements de direction, les aléas. Ce magma génère de la complexité. Cela se traduit par une multiplicité de connexions qui vont avorter avant d’aboutir. 
Cette complexité nourrit l’apprentissage. En expérimentant la complexité, l’être en revient toujours à chercher la simplicité et la pureté de l’âme s’éloignant également des expériences dont les effets pourraient menacer les fonctionnements de l’univers et les vertus essentielles enseignées par la vie spirituelle.
Pour les Polynésiens, la simplicité se cultive dans l’observation de la nature afin de limiter la complexité de l’être.
3. Présent - 'UTU
L’univers est présent
L’univers est une succession de présents. Il est un flot éternel qui fait suivre un « présent passé » ; « le présent instant » ; et le «prochain présent. » Il change de vibrations avec l’esprit, l’intention et l’action. Il est fondamentalement dans l’instant.
L’univers est éternel. Il naît, meurt, renaît. Cette conscience de l’éternité offre au présent toute sa valeur. Avec l’éternité devant soi, la succession de présent prend sens permettant de construit avec chaque présent. Dans la conception polynésienne, le présent est une succession de présent. Futur et passé existent à travers les Tupuna, les Anciens et à travers l’Aveia, les étoiles qui indiquent le chemin à venir.
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4. Flux - MARAMA
L’univers est flux et cycles
L’univers est énergie. Il est un flot perpétuel et infini. Il est un canal qui montre un chemin. Il est création et expansion.

L’univers est cycle. Il répète. Il nait, il meurt et renait. Il répond à des cycles reconnaissables qui font recommencer l’apprentissage afin de garder le temps de l’univers, un flux constant qui progresse petit à petit et à la vitesse de la lumière.

Pour les Polynésiens, il est essentiel de lire le ciel pour comprendre l’univers en création.
5. Fréquence - AO
L’univers est fréquence
L’univers est organisé en couche. Ces couches émettent différentes fréquences. Ces fréquences imprègnent l’être.

L’être est l’âme incarnée. Il est régi par les couches de l’univers qu’il manifeste dans la matière (sur Terre). En tant qu’expression de l’univers, l’être obéit à différentes fréquences. L’être incarné atteint l’équilibre quand il s’aligne sur la fréquence de l’univers.
Les couches de l’âme sont incarnées par la pyramide (Toru). Les fréquences de l’être ou la hiérarchie de l’univers se retrouvent dans l’organisation de la société anthropologique polynésienne qui était régie par une hiérarchie selon la naissance. 
6. Mémoire - PO
L’univers est mémoire
L’univers est la mémoire collective. Il stocke tout. Il contient tout. Il est en perpétuelle expansion car les êtres incarnés nourrissent la mémoire de l’univers.

L’atome, l’âme incarnée, naît avec la mémoire effacée. Il peut accéder à la mémoire universelle durant son incarnation. L’accès à la mémoire de l’univers permet de nettoyer les mémoires que l’univers doit faire mourir.

La mémoire chez les Polynésiens est associée à l’eau. L’océan, cette mère qui enveloppe, se souvient comme elle oublie. L’eau qui coule dans le corps véhicule cette mémoire, elle peut libérer comme bloquer les mémoires. L’eau est un élément essentiel à l’identité polynésienne… En témoigne les nombreux noms contenant vai (eau en tahitien) dans leurs racines.
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7. Transformation - MO'O
L’univers est transformation

L’être accumule les information de l’univers. En accumulant, il stocke de la mémoire, de l’expérience, des atomes de changements. Avec la rencontre d’un atome qui opère le saut quantique, la transmutation, l’atome se transforme. Il participe à la mutation nécessaire à la croissance de l’univers.

Pour les Polynésiens, cet état est symbolisé par la vague qui se forme petit à petit en fonction du vent, du relief et de la météorologie. Elle se casse brutalement atteignant cet état soudain et fragile où elle devient une vague que le surfeur va comprendre et maîtriser pouvant alors suivre l’expansion de la vague. A ce titre, la vague de Teahupo’o, plage tahitienne mythique des surfer professionnels, est surnommée le tube ou la spirale. Le schéma de la vague explique la transformation qui aboutit au déferlement à la côte.
8. Féminin Masculin - HAKA - VARU
L’univers est féminin et masculin

L’être est féminin et masculin. Il choisit une incarnation avec un corps qui est soit masculin, soit féminin. Il fait un choix d’énergie. Il est porteur de cette énergie. Il vit son être avec un héritage de l’énergie soit masculine, soit féminine. Il peut choisir de participer à la réconciliation et l’union des deux énergies comme participer à leur séparation.

Pour les Polynésiens, le féminin et le masculin opèrent l’alchimie sacrée dans la danse, l’acte sexuel et l’organisation complémentaire des rôles féminins et masculins. Le déséquilibre de l’incarnation participe à la violence envers les deux énergies.  
9. Corps - TINO
L’univers est corps

Le corps est l’expression de la liberté de l’univers. Le corps est le témoin du Tout de l’univers. Il est Dieu et Homme. Il est incarnation du Divin et soumis au Divin. En tant que tel, le corps est là pour expérimenter les sens, pour célébrer l’incarnation (la vie), pour connaître le présent. 
 
Les Polynésiens ont un rapport très puissant à leurs corps. Il est l’expression du plaisir, des cycles, du changement, de l’apprentissage, de la force… Bref, il est loin d’être ce corps dicté par les influences extérieures. Le corps polynésien se rapproche beaucoup du corps tantriste. Il conçoit que notre corps participe à l’expansion de l’univers et vénère fondamentalement son caractère incarné. Il est en conciliation avec la matière.
10. Âme énergie - VAIRUA
L’univers est âme
L’âme est un atome d’énergie. Elle vit dans l’univers, elle est intégrée à son Un et son Tout. L’âme s’incarne dans la matière. Elle participe aux cycles de l’univers. 

Incarnée, elle prend corps et devient l’expression de l’univers. L’âme polynésienne, c’est le coeur de l’être vivant qui incarne le mana qu’il soit végétal, animal, humain, etc.
 
11. Coeur - AROHA
L’univers est soin, Le coeur est l’univers du soin.
Le fonctionnement de l’univers est une expérience de guérison de l’âme. Soigner l’âme revient à suivre, incarner, vivre les lois de l’univers.  

Le soin sacré, le respect de l’invisible et ses fonctionnements, place toute pratique énergétique dans un équilibre précieux, précis et sensible où le cœur, symbole de l’amour, devient le centre de l’univers. 

Onzième principe du saut quantique et du changement numérologique, la pratique du soin permet la croissance, l’amélioration, l’expérience même des vibrations.  
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Ces éléments sont décrits dans l'ouvrage Manu Iti. Initiez-vous à la guérison sacrée polynésien.